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samedi 5 avril 2014

Love !!!

Sur le Pont des Arts...


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Paris - Ier arrondissement
(juillet 2013)


Bon week-end !

lundi 31 mars 2014

Momo des Halles - Philippe Hayat

Allary Editions, 2014, 414 pages       

Quatrième de couverture :

"Nous avons quitté notre appartement de Fontenay-aux-Roses le 25 Août 1941. Pour moi, ce jour-là, le monde s'est défait."


Un matin de 1941, le jeune Maurice et sa petite sœur, Marie, se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une chambre de service nichée au cœur des Halles. Paris est occupé par les nazis. Leurs parents viennent d'être arrêtés. Ils doivent se cacher et ne jamais dire qu'ils sont juifs.

Bulle, la prostituée de la chambre voisine, les prend sous son aile, et sa joie de vivre égaie leur clandestinité. Le jour, Maurice fait la classe à Marie. La nuit, il descend sur le carreau à la recherche d'un peu de nourriture. Au contact de trafiquants à la sauvette, il s'initie au commerce et prend goût aux affaires, jusqu'à devenir Momo, le petit prince des Halles. Pour un temps...


Inspiré de faits réels et remarquablement documenté, Momo des Halles est l'histoire d'un jeune garçon qui survit et s'impose dans une époque qui ne veut pas de lui. Un destin épique et émouvant.



Philippe Hayat, polytechnicien, entrepreneur, partage aujourd'hui sa vie entre l'écriture et le monde des affaires. Momo des Halles est son premier roman.



Coup de cœur pour ce premier roman de Philippe Hayat dans lequel j'ai tout aimé : les personnages, l'histoire, le style.
L'histoire de deux enfants juifs, Maurice et Marie, contraints de se cacher suite à l'arrestation de leurs parents, nous entraîne dans le Paris de l'occupation, plus précisément dans le quartier des Halles et au camp de Drancy (1/4 du récit environ pour ce dernier). Bulle, une prostituée, les prend sous son aile...

Nous suivons leur histoire depuis la nuit du  26 août 1941 jusqu'à la libération. Divisé en trente-neuf chapitres datés du 26 août 1941 jusqu'au  17 décembre 1944, le récit est raconté avec verve par Maurice (14 ans au début du récit.)


La grande originalité de ce récit est sa peinture de la vie des Halles sous l'occupation, une description haute en couleur,  digne du Ventre de Paris de Zola. On découvre l'univers des Forts, des placiers, des gardeuses, des pieds humides (revendeurs), des pavillons et du Carreau ... Un univers qui abrite aussi toutes sortes de trafics.
Dégourdi, futé, Maurice est de plus armé d'un courage à toute épreuve. Vite amené à  travailler pour assurer la survie de Marie et la sienne,  il se révèle rapidement doué pour le commerce. Déterminé à protéger sa petite sœur et animé d'une féroce rage de vivre , il trace sa voie parmi cette foule animée.
On ne peut que l'admirer, quand, de retour dans sa mansarde après son travail, il donne des cours à sa petite sœur Marie.
La description des Halles, incroyablement vivante et réaliste, m'a passionnée.
Bulle est une femme attachante... la vie dans les deux mansardes est illuminée par sa bonne humeur et sa générosité.

La partie se déroulant à Drancy, ce camp installé en  ville, m'a également vivement intéressée : outre les conditions de détention et les relations entre les prisonniers, on y découvre le rapport rédigé par un résistant.

Voici quelques extraits : 

La fuite - 26 août 1941

Il faisait encore nuit. Deux ou trois affaires dans un sac, Marie et moi avons quitté notre appartement comme des voleurs, laissant tout le reste bien en ordre comme si nous allions revenir d'un instant à l'autre. Les volets étaient clos depuis plusieurs jours déjà. [...] Marie ne pouvait pas s'arrêter de pleurer. "Complique pas", le lui répétais. Il a fallu que je m'énerve pour la sortir de là... [...]
J'ai pensé à prendre la petite boite à biscuits sur l'étagère, à côté du garde-manger. Elle contenait l'argent du mois, celui qu'on réservait pour les courses [...] cent quarante-trois francs, voilà toute la richesse que j'ai embarquée dans la panique. Avec mon costume...
Monsieur Surreau avait débarqué dans l'appartement au milieu de la nuit. "Vos parents ne reviendront pas tout de suite, il faut partir. Maintenant." C'était le Directeur de papa, le président des Etablissements du même nom. 
Nous nous sommes mis en marche sans dire un mot. On n'entendait que Marie qui sanglotait. (p 9-10)

Nous dépassions les maisons de nos camarades qui ne se doutaient de rien, nous abandonnions les chemins de l'enfance. Ce mati-là, pendant que nous courions derrière ce satané Surreau, quatorze années d'insouciance se volatilisaient aux premières lueurs du jour. (page 11)

Une cavale qui s'achève dans le quartier des Halles :

J'ai tout juste eu le temps d'apercevoir, au bout de la rue de la Cossonerie, la gueule ouverte d'une galerie énorme, aussi haute qu'un château, qui avalait des camions et des charrettes dans un boucan d'enfer. Avec ses poutres de métal, elle me fit penser à la Tour Eiffel où nous étions montés avec mon père le jour de mes treize ans. Une fois dans l'immeuble, Surreau ferma la porte d'entrée en la poussant de tout son corps. Une vieille porte en bois, lourde comme le malheur. [...]
Dans un dernier effort, nous avons gravi les six étages de l'immeuble. Sous les toits, au fond du couloir, Surreau a ouvert une petite porte. On s'est entassés dans une sorte de cagibi qui mesurait trois pas sur quatre, si mansardé qu'on pouvait à peine tenir debout. Le ciel était à portée de main, derrière une lucarne percée entre deux poutres. Un matelas crasseux tenait debout contre le mur, coincé par une table en fer et deux chaises de camping pliées. Un réchaud à gaz occupait le coin de la pièce face à la porte, sous un petit évier qui contenait deux assiettes, un verre et une cuiller. Toilettes sur le palier... Notre course éperdue finissait dans ce trou à rat. (page 13)


Allongés sur le matelas qui remontait contre la cloison, nous avons passé la journée en nage, à gamberger au rythme des pas et des claquements de portes. Pour ne pas avoir à sortir de cette chambre, nous étions prêts à tous les arrangements, manger comme des oiseaux, uriner dans le lavabo, et plus encore. Ce palier du sixième, c'était le hall de la gare Saint-Lazare. Des hommes et des femmes venaient, repartaient, riaient, gueulaient... Toujours les mêmes voix, du chuchotement au rire, de la chansonnette au juron. (p 19)


Trois tablettes de chocolat et cinq paquets de biscuits secs... Avec ça on pouvait tenir plusieurs jours . On donnait à ces quelques bouchées des allures de repas, je les nommais déjeuner, goûter ou dîner. (page 19)

Après le repas, Bulle ouvrit la fenêtre pour dissiper les odeurs de cuisine. Pendant qu'on faisait la vaisselle dans son petit évier, elle prit un tabouret et s'installa sur le balcon. Les genoux à l'air, elle allongea ses longues jambes par-dessus la balustrade et alluma une cigarette.
Par moments, elle jetait un coup d’œil par-dessus bord.
- Dis, Maurice, je t'ai déjà causé de mon capitaine? Il dirige une compagnie saharienne, là-bas, en Algérie. De temps en temps, les sables me le rendent... Tu le verrais dans son uniforme, avec son pantalon bouffant plus rouge que mes ongles et sa veste qui ressemble à un ciel d'été. Des fils d'or s'entrelacent des manches au képi, elles font des rosaces plus belles que les vitraux de Saint-Eustache. Pour lui, tu penses, je dresse le couvert gratis.
Elle reprit après un long silence, le regard perdu sur les toits des immeubles :
- On a dormi ensemble cette semaine. Il est reparti aux aurores. Pour notre dernière nuit, je voulais pas que le jour retrouve son chemin jusqu'à ma chambre. Avec la plupart des clients, les nuits sont trop longues et je danserais toute nue à la fenêtre pour que le soleil se lève. Mais avec lui, la lune me négocie chaque minute. Tu as remarqué, Momo ? Les nuits, elle ont jamais la longueur qu'il faut. (pages 68-69)

On sortit tous les trois. Coco hissa Marie sur ses épaules. De nouveau, toutes les lumières du Carreau étaient allumées. Des dizaines de véhicules à cheval ou à moteur occupaient le parvis. Ils venaient de Beauce, de Picardie, et même de Bretagne. A l'intérieur du marché couvert, les sacs de légumes débordaient des charrettes. Pendant des semaines, les paysans avaient livré leurs marchandises avec parcimonie et conservé leur production dans des chambres froides. Voilà qu'ils ouvraient leurs vannes... On découvrait l'abondance de leurs récoltes, carottes, choux, courgettes, pommes de terre et haricots. La décision de dégonfler les stocks avait été prise par quelques agriculteurs au bord de la faillite. La rumeur s'était ensuite propagée et tous s'étaient mis à écouler leurs réserves. Les Forts couraient entre les stands en déplaçant des montagnes de caisses. Les commerçants s'agglutinaient devant les étals, s'égosillaient pour passer commande et brandissaient leurs billets sans même regarder la marchandise. Les Parisiens s'étaient donné le mot, ils affluaient par milliers, bien décidés à effacer de leur esprit des semaines de disette. (page 137)

Je remercie Babelio et Allary Editions pour la découverte de ce livre.



mardi 19 novembre 2013

mercredi 6 novembre 2013

La disparue du Père Lachaise - Claude Izner

Publié aux éditions 10/18 - Département d'Univers Poche, 2003, 301 pages.
Collection Grands Détectives.

Quatrième de couverture :
Paris, 1890. Quelle n'est pas la surprise de Victor Legris de voir débarquer Denise Le Louarn, la gouvernante de son ancienne maîtresse, Odette de Valois, dans sa librairie de la rue des Saints-Pères. La jeune femme est visiblement bouleversée. Elle lui apprend qu'Odette, devenue depuis peu adepte de ce spiritisme tant en vogue, a disparu à la suite d'un étrange rendez-vous au cimetière du Père-Lachaise. D'abord sceptique, Victor ne peut s'empêcher de s'interroger et le voilà donc lancé sur la piste de son ancienne maîtresse... À sa suite on découvre ce Paris où l'on entendait encore le bruit des sabots sur les pavés de bois et les cris des petits métiers, où les hommes portaient le haut-de-forme, les femmes le corset et où les mystères naissaient à chaque coin de rue...

A propos des auteurs (présentation 10/18):
Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs, Liliane Korb et Laurence Lefèvre. Liliane a longtemps exercé le métier de chef monteuse de cinéma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de Seine, qu'elle a quittés en 2004. Laurence a publié deux romans chez Calmann-Lévy en 1977 et 1979. Elle est bouquiniste sur les quais. Elles ont réalisé plusieurs courts-métrages et des spectacles audiovisuels. Elles écrivent ensemble et individuellement depuis de nombreuses années, tant pour la jeunesse que pour les adultes. Leur goût pour l'histoire et le polar leur a donné l'envie de créer un nouveau personnage pour "Grands Détectives", Victor Legris, libraire et enquêteur dans le Paris du XIXème siècle. Le premier titre de la série, Mystère rue des Saints-Pères, a reçu le prix Michel Lebrun en 2003.

J'ai trouvé une interview des auteurs lors de l'émission La grande librairie sur Babelio  (clic)

La disparue du Père-Lachaise est le second volet d'une série qui comprend à ce jour  onze romans policiers mettant en scène Victor Legris. Le 1er tome, Mystère rue des Saints-Pères, se déroule lors de l'exposition universelle de 1889. Victor Legris, la trentaine, passionné de photographie, tient, avec son père adoptif et associé, Kenji Mori, la librairie Elzévir, 18, rue des Saints-Pères à Paris. Ils emploient Joseph,  20 ans environ, passionné de romans, en particulier de romans policiers.
Ce jeune homme était une recrue précieuse. Il avait tout lu, se souvenait de tout, incollable quant au contenu des ouvrages et à leur date de publication, le chiffre de leur tirage, le nombre des éditions sur beau papier et même le nom de l'imprimeur. (extrait de Mystère rue des Saints-Pères)

Bien que Victor Legris soit libraire, les livres ne sont pas à l'origine des intrigues, comme c'était le cas dans La librairie Tanabe de Miyabe Myuki. La librairie occupe malgré tout une place de choix dans les romans.
J'ai aimé imaginer les devantures avec les titres de l'époque que Claude Izner nous décrit :

Au-delà des vitrines serties dans des boiseries vert bronze s'alignaient de grands cartonnages rouges, dorés sur tranche, ainsi que les plus récentes parutions, parmi lesquelles figuraient en bonne place le dernier livre d'Emile Zola, La Bête humaine, celui très controversé de Lucien Descaves, Sous-Offs, et un Shakespeare ouvert sur une sulfureuse illustration de sorcières. Un coin de la devanture était consacré à des romans dont Denise déchiffra les titres à mi-voix : L'Affaire Lerouge d'Emile Gaboriau, Les Exploits de Rocambole de Ponson du Terrail, Le Mystère d'Edwin Drood de Charles Dickens, La Bande à Fifi Vollard de Constant Guéroult, La Pierre de Lune de William Wilkie Collins. (La disparue du Père Lachaise p43)

A la mort de son mari, Odette de Valois s'est tournée vers le spiritisme. Elle disparaît après s'être rendue à un rendez-vous dans la chapelle abritant le caveau familial au cimetière du Père-Lachaise. Le père Moscou, un vieillard un peu loufoque, nostalgique de l'Empire, vit d'objets qu'il récupère ici et là et qu'il revend. Il se retrouve mêlé à l'histoire après qu'on ait dissimulé à son insu un cadavre au fond de sa carriole.

C'est une série que je lis avant tout pour son ambiance, l'atmosphère de ce Paris  fin XIXème.
Munissez-vous de bonnes chaussures et d'un plan  pour lire ce livre car on arpente sans relâche les rues de la capitale :-) : on suit le père Moscou du Père-Lachaise aux ruines de la Cour des comptes*, quai d'Orsay, où il "a installé son bivouac". Il revend ses "trésors" au Carreau du Temple ou rue de Pernelle après avoir longé les quais. Odette de Valois habite boulevard Haussmann, on repêche une malheureuse victime dans la Seine au Pont de Crimée.
Le roman est très bien documenté, on voit que les auteurs connaissent bien la capitale, et l'époque où elles ont situé leurs histoires.
Et, bonus que j'apprécie énormément, les livres sont dotés d'une postface historique d'environ 8 pages consacrée à l'année où se déroule le roman.

* La Cour des comptes siégeait au Palais d'Orsay, qui fut incendié  en 1871. A sa place sera construite la gare d'Orsay, inaugurée pour l'exposition universelle de 1900. Elle abrite aujourd'hui le musée d'Orsay.

J'ai trouvé des illustration du Palais d'Orsay après l'incendie, tel qu'il devait être en 1890, à l'époque du roman. (Photos Domaine Public, trouvées sur Wikipédia)



Ce roman rentre dans la cadre du challenge La Plume au Féminin chez Opaline et du Challenge XIXème siècle chez Fanny et Kheira.

dimanche 3 novembre 2013

Un après-midi au Père-Lachaise

Samedi 19 octobre, nous sommes allés nous promener au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Avec ses 44 hectares, le Père-Lachaise est le plus grand cimetière de Paris intra-muros. Bâti sur une colline, il doit son nom au confesseur de Louis XIV, François d'Aix de La Chaise, dit le Père La Chaise, qui y demeura de 1675 à 1709, alors que c'était un lieu de repos et de convalescence appartenant aux Jésuites. En 1762, ceux-ci furent contraints de le vendre. De propriétaires en propriétaires, le terrain finit par revenir au Préfet de la Seine, Nicolas Frochot.

En 1765, une loi interdit les cimetières en ville, entraînant 15 ans plus tard, en 1780, la fermeture du Cimetière des Innocents. Paris doit alors se doter de nouveaux lieux de sépultures. C'est ainsi qu'au début du XIXème sont créés, alors en dehors de Paris, le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l'est (actuel cimetière du Père Lachaise), le cimetière de Montparnasse au sud et le cimetière de Passy à l'ouest.

La conception en fut confiée en 1803 à l'architecte A.T. Brongniart (qui dessina la Bourse de Paris, ou Palais Brongniart).
Un des  charmes majeurs du Père-Lachaise est qu'il est très arboré, ce qui en fait un cadre exceptionnel. Il a été conçu à l'image d'un grand parc à l'anglaise, ce qui était à l'époque une innovation.
La première inhumation s'y déroula le 21 mai 1804.

C'est l'un des sites les plus visités de Paris. Le nombre de célébrités qui y reposent n'y est pas étranger, mais ce n'est pas la seule raison. Il y a en ce lieu nombre de sculptures et de monuments funéraires assez remarquables, qui en fait un vrai musée à ciel ouvert. La beauté en est rehaussée par la végétation omniprésente.

J'avais imprimé un plan trouvé sur Internet mais l'encre ayant un peu bavé, il n'était guère lisible. Nous sommes entrés par la porte Rue du Repos (!) et nous sommes allés  à la conservation dans l'intention de demander un plan, mais pas de chance, celle-ci était fermée. Nous avons donc fait à l'aide du téléphone portable une photo du plan à l'entrée du cimetière.

J'avais préparé une "balade littéraire" et une sur le thème  des peintres mais ce cimetière est tellement étendu que je n'ai pas pu tout voir, loin de là. Nous avons aussi flâné dans les allées, au gré des sépultures que nous rencontrions, qu'elles abritent ou non des célébrités, beaucoup de tombes de défunts inconnus  ayant tout autant de charme.

Dans la foulée, j'ai relu La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner et j'ai trouvé amusant de faire correspondre certains passage du livre avec mes photos. D'autres photos seront publiées lors d' un 2ème article et mon billet concernant le roman paraîtra mardi. N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Page 17 : Précédent de peu un convoi funéraire, le fiacre pénétra dans le cimetière et emprunta l'avenue circulaire. La pluie nimbait d'un dôme luisant l'immense nécropole. De part et d'autre de la route se succédaient chapelles, cénotaphes, mausolées ....





... ornés d'angelots dodus ...










... ou de nymphes éplorées.

La Musique en pleurs sur la tombe de Frédéric Chopin.
Il s'agit d'un monument (tombeau + statue) réalisé par  Auguste Clésinger (époux de la fille de George Sand) en 1850.




Page 18 : Le fiacre amorça un virage et manqua percuter un grand bonhomme à cheveux blancs contemplant la croupe épanouie d'une pleureuse de bronze. 



La tombe est celle de Paul Baudry, peintre français (1828-1886)
Les sculptures sont l'oeuvre d'Antonin Mercié ( Toulouse 1845 -  Paris 1916)




Page 20 : Elle tentait de se rassurer en se remémorant ses promenades dans la forêt de Nevet avec son cousin Ronan dont elle avait été amoureuse à treize ans. Quel beau garçon c'était, et quel dommage qu'il lui en eût préféré une autre ! Perdue dans ses pensées, elle oubliait peu à peu son angoisse, revivait les trop rares moments  heureux de son enfance, les deux années passées à Douarnenez chez son oncle marin pêcheur, la gentillesse de sa tante, les prévenances de son cousin [...]
Elle reprit soudain conscience du décor  à la vue d'un mausolée pseudo-gothique un peu effrité couvert de noms entrelacés. Elle s'approcha et lut  que là étaient enterrés depuis le début du siècle les restes d'Héloïse et d'Abélard. N'était-il pas étrange que le souvenir de Ronan l'eût conduite au tombeau des amants légendaires ?




Page 19 : [...]vous avez amplement le temps de visiter, je vous conseille la tombe de Musset, là-bas, dans le creux, on y a planté un saule, oh, il n'est pas bien grand, mais l'épitaphe est de toute beauté. 



Mes chers amis quand je mourrai
Plantez un saule au cimetière
J'aime son feuillage éploré ;
La pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai.



A bientôt avec d'autres photos ...


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