dimanche 3 novembre 2013

Un après-midi au Père-Lachaise

Samedi 19 octobre, nous sommes allés nous promener au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Avec ses 44 hectares, le Père-Lachaise est le plus grand cimetière de Paris intra-muros. Bâti sur une colline, il doit son nom au confesseur de Louis XIV, François d'Aix de La Chaise, dit le Père La Chaise, qui y demeura de 1675 à 1709, alors que c'était un lieu de repos et de convalescence appartenant aux Jésuites. En 1762, ceux-ci furent contraints de le vendre. De propriétaires en propriétaires, le terrain finit par revenir au Préfet de la Seine, Nicolas Frochot.

En 1765, une loi interdit les cimetières en ville, entraînant 15 ans plus tard, en 1780, la fermeture du Cimetière des Innocents. Paris doit alors se doter de nouveaux lieux de sépultures. C'est ainsi qu'au début du XIXème sont créés, alors en dehors de Paris, le cimetière de Montmartre au nord, le cimetière de l'est (actuel cimetière du Père Lachaise), le cimetière de Montparnasse au sud et le cimetière de Passy à l'ouest.

La conception en fut confiée en 1803 à l'architecte A.T. Brongniart (qui dessina la Bourse de Paris, ou Palais Brongniart).
Un des  charmes majeurs du Père-Lachaise est qu'il est très arboré, ce qui en fait un cadre exceptionnel. Il a été conçu à l'image d'un grand parc à l'anglaise, ce qui était à l'époque une innovation.
La première inhumation s'y déroula le 21 mai 1804.

C'est l'un des sites les plus visités de Paris. Le nombre de célébrités qui y reposent n'y est pas étranger, mais ce n'est pas la seule raison. Il y a en ce lieu nombre de sculptures et de monuments funéraires assez remarquables, qui en fait un vrai musée à ciel ouvert. La beauté en est rehaussée par la végétation omniprésente.

J'avais imprimé un plan trouvé sur Internet mais l'encre ayant un peu bavé, il n'était guère lisible. Nous sommes entrés par la porte Rue du Repos (!) et nous sommes allés  à la conservation dans l'intention de demander un plan, mais pas de chance, celle-ci était fermée. Nous avons donc fait à l'aide du téléphone portable une photo du plan à l'entrée du cimetière.

J'avais préparé une "balade littéraire" et une sur le thème  des peintres mais ce cimetière est tellement étendu que je n'ai pas pu tout voir, loin de là. Nous avons aussi flâné dans les allées, au gré des sépultures que nous rencontrions, qu'elles abritent ou non des célébrités, beaucoup de tombes de défunts inconnus  ayant tout autant de charme.

Dans la foulée, j'ai relu La disparue du Père-Lachaise de Claude Izner et j'ai trouvé amusant de faire correspondre certains passage du livre avec mes photos. D'autres photos seront publiées lors d' un 2ème article et mon billet concernant le roman paraîtra mardi. N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Page 17 : Précédent de peu un convoi funéraire, le fiacre pénétra dans le cimetière et emprunta l'avenue circulaire. La pluie nimbait d'un dôme luisant l'immense nécropole. De part et d'autre de la route se succédaient chapelles, cénotaphes, mausolées ....





... ornés d'angelots dodus ...










... ou de nymphes éplorées.

La Musique en pleurs sur la tombe de Frédéric Chopin.
Il s'agit d'un monument (tombeau + statue) réalisé par  Auguste Clésinger (époux de la fille de George Sand) en 1850.




Page 18 : Le fiacre amorça un virage et manqua percuter un grand bonhomme à cheveux blancs contemplant la croupe épanouie d'une pleureuse de bronze. 



La tombe est celle de Paul Baudry, peintre français (1828-1886)
Les sculptures sont l'oeuvre d'Antonin Mercié ( Toulouse 1845 -  Paris 1916)




Page 20 : Elle tentait de se rassurer en se remémorant ses promenades dans la forêt de Nevet avec son cousin Ronan dont elle avait été amoureuse à treize ans. Quel beau garçon c'était, et quel dommage qu'il lui en eût préféré une autre ! Perdue dans ses pensées, elle oubliait peu à peu son angoisse, revivait les trop rares moments  heureux de son enfance, les deux années passées à Douarnenez chez son oncle marin pêcheur, la gentillesse de sa tante, les prévenances de son cousin [...]
Elle reprit soudain conscience du décor  à la vue d'un mausolée pseudo-gothique un peu effrité couvert de noms entrelacés. Elle s'approcha et lut  que là étaient enterrés depuis le début du siècle les restes d'Héloïse et d'Abélard. N'était-il pas étrange que le souvenir de Ronan l'eût conduite au tombeau des amants légendaires ?




Page 19 : [...]vous avez amplement le temps de visiter, je vous conseille la tombe de Musset, là-bas, dans le creux, on y a planté un saule, oh, il n'est pas bien grand, mais l'épitaphe est de toute beauté. 



Mes chers amis quand je mourrai
Plantez un saule au cimetière
J'aime son feuillage éploré ;
La pâleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai.



A bientôt avec d'autres photos ...


samedi 26 octobre 2013

Petite pause

Je m'absente quelques jours.
Je vous parlerai de ma destination à mon retour. J'aime bien faire des mystères , pas seulement les lire ;-)
Prenez soin de vous, à bientôt !



vendredi 25 octobre 2013

Oscar Wilde et le jeu de la mort - Gyles Brandreth

Titre original : Oscar Wilde and the Ring of Death
Traduit de l'anglais par Jean-Batiste Dupin
Publié aux éditions 10/18, Département d'Univers Poche, 2009 pour la traduction française.
456 pages


Quatrième de couverture :
Les règles sont simples : chacun inscrit sur une feuille le nom de la victime de son choix. Mais en initiant ses amis au jeu de la mort, OscarWilde n'imaginait pas que le drame rattraperait la comédie. Quand la Faucheuse commence à frapper, Wilde, flanqué de son fidèle ami Conan Doyle, doit enquêter avec zèle... car son nom figure lui aussi sur la liste funèbre.

A propos de l'auteur :
Gyles Brandreth est un brillant touche-à-tout à l'excentricité so british, à la fois journaliste, producteur de théâtre, homme d'affaires, acteur... Inconditionnel d'Oscar Wilde, il a toujours vécu sous le signe du célèbre dandy. Grâce à sa connaissance profonde de l'oeuvre et de la vie du poète, il a su restituer le génie du personnage, dont les enquêtes connaissent un franc succès dans le monde. Il signe en 2010 son sixième roman, Oscar Wilde and murders at Reagind Goal.


Il s'agit du deuxième tome d'une série ( une "nouvelle" série victorienne, chouette ! :-)... Ce tome m'est arrivé dans les mains un peu par hasard, il s'agit d'un cadeau des éditions 10/18 que je remercie au passage.
De moi même je pense que je ne serais pas allée vers ce roman. J'ai lu Le Portrait de Dorian Gray dans ma jeunesse et  j'en garde un souvenir plutôt vague ( dû à l'insouciance de ma jeunesse, je ne remets évidemment pas en cause le talent de l'auteur).
Eh bien Gyles Brandreth a réussi à me donner envie de relire cet auteur !
Nous voici donc ici avec un Oscar Wilde devenu détective. Il est entouré de ses amis Conan Doyle (j'ai trouvé ce duo amusant) et Robert Sherard (qui se présente dans la préface). Robert Sherard est ici le narrateur. 

Une idée de jeu à l'humour un peu macabre, un premier mort, puis un deuxième... coïncidences ou Oscar Wilde se retrouve-t-il mêlé malgré lui  à une affaire criminelle ? Il se sent d'autant plus concerné pour mener l'enquête que son nom (et celui de son épouse) figurent sur la liste. Certes, Conan Doyle est présent mais c'est bien Oscar Wilde le héros, c'est Oscar Wilde qui peu à peu démêle l'écheveau des énigmes grâce à son sens de l'observation aigü et ses facultés d'analyse assez extraordinaires. 
Je ne connais malheureusement pas grand chose de la vie d'Oscar Wilde et je ne sais pas  faire la part des choses et déterminer la part de  sagacité  réelle et la part "romanesque" mais Oscar Wilde est connu pour avoir été un  homme brillant, fin d'esprit et très érudit... apparemment c'était également un travailleur acharné et c'est bien ce portrait que j'ai trouvé dans les pages de Gyles Brandreth. 
L'histoire débute le 1er mai 1892, le narrateur tient un journal intime qui ne nous est pas communiqué mais auquel il se réfère de temps à autres pour nous conter les événements.
Un plan sommaire de Londres en 1892 figure au début du récit.
J'ai été happée dans l'histoire dès le début, j'ai apprécié l'humour de l'auteur et j'ai hâte de découvrir un autre opus de cette série.

Pour les personnes qui voudrait commencer la série dès le début, le premier opus s'appelle : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles.

Et si vous souhaitez acheter votre exemplaire,  je signale que cette collection est disponible dans une nouvelle édition, j'aime beaucoup les couvertures : 




Oscar Wilde et le jeu de la mort rentre dans le cadre des challenges :
- British Mysteries chez Lou et Hilde
- I love London chez Titine et Maggie
- Challenge XIXème siècle chez Fanny et Kheira : Netherfield Park
- Challenge Victorien chez Arieste














mardi 22 octobre 2013

L'apothicaire de Londres - Deryn Lake

L'apothicaire de Londres - Deryn Lake


Titre original : Death in the Dark Walk
Traduit de l'anglais par Jacqueline Lenclud
Edité par : Librairie des Champs-Elysées, collection Labyrinthes, 1994 pour l'édition originale, 1997 pour la traduction française.
317 pages

Quatrième de couverture :
John Rawlings aurait pu demeurer simple apothicaire au milieu de ses pairs. Mais ses talents le conduisent, en 1755, à demander un statut indépendant à sa toute-puissante Corporation. En effet, il projette de déposer le projet de l'eau gazeuse et sa commercialisation dans toute l'Angleterre.
Mais au XVIIIème siècle, Londres n'est pas la capitale industrielle qu'elle deviendra. Elle incarne encore le côté obscur de l'Europe et, au milieu des jalousies et des rivalités, il est bien difficile de s'y faire une place au soleil... John Rawlings l'apprend à ses dépens, lorsqu'il découvre sur sa route le cadavre d'une jeune flle au passé plus que douteux...

Comme il s'agit du 1er tome d'une série historique, je reporte ici en partie les deux notes publiées avant et à la fin du roman :

L'Apothicaire de Londres nous présente Rawling, un apothicaire qui a réellement existé et dont la date de naissance se situe autour de 1731, et John Fielding, le demi-frère aveugle de Henry, l'auteur de Tom Jones. Ce John, surnommé le Blind Beak par le peuple, créa non seulement la compagnie des Runners - qui devinrent par le suite les Bow Street Runners puis la police métropolitaine - mais aussi les Sweeny, l'escadron volant, deux Brave Fellows* (expression de son cru) constamment sur le qui-vive avec un véhicule prêt à les emmener partout dans le royaume, dans le quart d'heure suivant l'appel.
* Brave Fellows : les Braves Compagnons.

John Rawlings émerge de l'obscurité en 1754 quand, le 22 août, il sollicite son admission au sein de l'illustre Société des Apothicaires. Il en devient membre en mars 1755. [...] Il donne son adresse comme étant le 2, Nassau Street. Une bonne centaine d'années plus tard, ce sera celle de H.D. Rawlings Ldt, fabricant de soda. On trouve ici la preuve que John Rawlings fut sans doute le premier à fabriquer de l'eau gazeuse bicarbonatée en ce pays.

Il s'agit du 1er tome d'une série de 12. Cette première aventure se déroule en 1755, sous le règne de Georges II (trois souverains se succéderont encore avant le règne de la Reine Victoria, dernière souveraine  britannique de la maison des Hanovre, maison dont Georges II était le second monarque britannique. C'était la minute "Stéphane Bern"... sourire ).

John Rawlings, notre héros, est un séduisant et fringant  jeune homme de 24 ans qui vient de terminer son apprentissage d'apothicaire (7 ans). Comme tout détective qui se respecte en littérature :-), il a une sorte d'associé : il s'agit de  son ami d'enfance et ancien voisin Samuel Swann, qui pour sa part vient de terminer un apprentissage d'orfèvre.
John Rawlings a été élevé depuis ses trois ans par sir Gabriel Kent,  auquel lui et Samuel sont profondément attachés. Au cours de ce premier tome, nous découvrirons que  sir Gabriel Kent a acheté et offre à John sa première officine.

John et Samuel sortent un soir se divertir dans un lieu très prisé : les jardins de Vauxhall. Malheureusement la fête tourne vite court lorsqu'une femme est découverte assassinée dans l'Allée des Ombres. John ayant découvert le corps, il est amené à aller faire son rapport au Blind Beak (traduction : le Juge Aveugle) et c'est ainsi qu'il se trouve associé à l'enquête. On découvre rapidement que la victime était une prostituée, la favorite d'une maison close de Leceister Fields, d'où elle avait mystérieusement disparu deux mois plus tôt. 

John Fielding, surnommé The Blind Beak a réellement existé, j'ai trouvé un petit article le concernant sur Wikipédia (cliquer pour lire).

J'ai beaucoup apprécié ce premier tome.
- J'en ai aimé le contexte historique, dans une époque qui me change un peu de mes lectures victoriennes. 
- J'ai aimé que l'auteure (et sa traductrice) prennent le temps de soigner le style, ce qui n'est pas toujours le cas pour les romans policiers, un rythme haletant étant parfois privilégié. Je pense que le contexte historique est une aide car il demande l'utilisation ponctuelle d'un vocabulaire un peu désuet, mais qui a toute sa place dans l'environnement de l'époque, et  qui  appelle  plus facilement  un style un peu plus littéraire.
Ex : De là, un lacis de ruelles descendait jusqu'à la Tamise mais, comme c'était un repaire de malandrins et de coupe-jarrets, les porteurs préférèrent passer par la place du marché Hungerford et débarquèrent leur passager en haut de l'escalier qui descendait jusq'aux berges.
Quitte à remonter le temps de deux siécles et demi, autant prendre un peu le temps du voyage et en profiter :-). Le roman se lit malgré tout assez vite.
- J'ai aimé les descriptions de l'environnement où se déroule l'histoire : description notamment de Vauxhall Gardens, mais aussi de certaines demeures, des équipages.
Ce ne sont pas de longs passages et ils n'empiètent pas sur l'intrigue, mais ils permettent de se faire une petite représentation visuelle. J'ai choisi le challenge I love London pour "voyager" un peu dans Londres, même si cette ville a complètement changé de visage depuis. C'est pour cela entre autres que j'apprécie les romans historiques : les auteurs sont obligés de décrire un minimum pour créer leurs ambiances.
- J'ai bien aimé l'intrique que j'ai trouvé bien menée.

C'est un roman policier que j'ai trouvé divertissant et intéressant.

Les jardins tels que ceux de Vauxhall semblent avoir été un lieu de distraction assez en vogue à cette époque et au siècle suivant. Il est amusant de noter que l'intrigue d'un autre roman policier que j'ai lu récemment, Le jardin des derniers plaisirs, de Lee Jakson, se déroule en grande partie dans un jardin "concurrent", Cremorne Gardens.
Ils sont décrits comme des lieux "magiques, enchanteurs, galants et voluptueux" (cf Wikipédia)
Le nom de Vauxhall est d'ailleurs devenu par la suite une sorte de nom générique pour désigner ce type de jardins, dont certains ouvrirent en France et en Belgique notamment.
Ils répondaient aux demandes d'une société qui souhaitait davantage de sociabilité et de plaisirs, sans pour autant que la bourgeoisie et l'aristocratie se mêlent aux divertissements du peuple.

Les jardins de Vauxhall sont décrits comme une sorte de parc d'attractions avec piste de danse et orchestre, dans un univers de fausses ruines, d'arcs de triomphes et de pavillons chinois  avec rocailles, bosquets, jets d'eaux. On y trouvait des salons particuliers et certains jardins proposaient des vols en montgolfière.
L'entrée était gratuite, les boissons et la nourriture payantes.

Pour les personnes intéressées, vous trouverez davantage de renseignements sur l'article de Wikipédia dont j'ai donné le lien plus haut et sur celui-ci  : Vauxhall Gardens

J'ai lu ce livre dans le cadre des challenges suivant : I love London (qui est reconduit pour un an) chez Maggie et Titine, British Mysteries chez Lou et Hilde, Petit Bac chez Enna (catégorie lieu avec le mot Londres dans le titre) et La plume au féminin chez Opaline


lundi 26 août 2013

Série policière victorienne - Inspecteur Webb de Lee Jackson

Je me suis laissé tentée par une série policière victorienne écrite par Lee Jackson et publiée chez 10/18.

Lee Jackson est un passionné du Londres victorien, décor de ses romans policiers historiques. Après Les secrets de Londres, sélectionné en 2003 pour l'Ellis Peters Historical Dagger Award, il a publié 5 romans dont Le cadavre du métropolitain, Les bienfaits de la mort, et plus récemment, Une femme sans peur. Membre de la Crime Writers Association, il anime également un site consacré à l'histoire sociale et culturelle de l'Angleterre victorienne : http://www.victorianlondon.org/
(Présentation de 1'auteur par l'éditeur)

Pour l'instant j'ai lu trois titres :

Le cadavre du métropolitain
Titre original : A Metropolitan murder
Traduit de l'anglais par Alexis Champon
Editions 10/18, Département d'Univers Poche, 2007 pour la traduction française

Quatrième de couverture :
A la fin du XIXème siècle, Londres est une cité tentaculaire aussi monstrueuse que fascinante où le crime s'épanouit sans vergogne. Cette capitale est le terrain de chasse de Decimus Webb, l'inspecteur de Scotland Yard au flegme tout britannique... Lorsqu'une jeune femme est étranglée dans le métro fraîchement inauguré, la presse s'empare de l'affaire, et le public en émoi réclame l'arrestation du "meurtrier du métropolitain". L'inspecteur Webb aura besoin de toute sa clairvoyance pour progresser dans cette enquête qui va l'entraîner dans les taudis londoniens jusqu'au "Foyer d'Holoborn pour femmes repenties", dirigées par l'intraitable Miss Philomena Sparrow.


Les bienfaits de la mort
Titre original : The Welfare of the Dead
Traduit de l'anglais par Alexis Champon
Editions 10/18, Département d'Univers Poche, 2007 pour la traduction française

Quatrième de couverture :
Deux jeunes prostituées sont retrouvées sauvagement assassinées dans une maison close de Londres.Dans la main de l'une des victimes, un morceau de papier sur lequel est inscrite une énigmatique citation biblique. Quelques jours plus tard, un cadavre est volé dans un cimetière de la capitale. L'inspecteur Decimus Webb de Scotland Yard suspecte rapidement  un lien entre ces deux macabres affaires. Si Webb connait par coeur les dédales crasseux et les maisons cossues de la capitale britannique, il est aussi aguerri aux turpitudes de l'âme humaine. Ses investigations vont bientôt le mener jusqu'à un honorable homme d'affaires et bon père de famille, Jasper Woodrow. Au cœur des faux-semblants de la société victorienne, Webb devra user de sa légendaire perspicacité s'il veut empêcher un nouveau meurtre...


Le jardin des derniers plaisirs
Titre original : The Last Pleasure Garden
Traduit de l'anglais par Eric Moreau
Editions 10/18, Département d'Univers Poche, 2008 pour la traduction française

Quatrième de couverture :
Dans le quartier de Chelsea, à Londres, les Jardins de Cremorne sont un lieu de plaisir très prisé. Malgré une réputation sulfureuse, les Londoniens s'y pressent chaque soir pour oublier la grisaille quotidienne, dans un tourbillon d'alcool, de musique et de lumière. Mais au printemps 1875, un sinistre personnage surnommé "La Cisaille" fait régner la terreur en s'attaquant à de jeunes clientes. Par ailleurs, un homme d'église en croisade contre le vice en général et Cremorne en particulier est victime de menaces signées : "La Cisaille". Lorsqu'une de ses domestiques meurt assassinée, le plus fin limier de Scotland Yard, l'inspecteur Decimus Webb et son équipier, le zélé sergent Bartleby, sont chargés de l'enquête. Loin des conclusions hâtives, armé de son imperturbable flegme et de son ironie mordante, Webb se lance dans une chasse à l'homme patiente et déterminée qui lui réserve bien des surprises.


J'ai trouvé les intrigues bien construites et maintenant le suspense jusqu'au bout. Mais... je suis chaque fois restée un peu à distance. Peut-être parce que finalement on ne sait pas grand  chose de l'inspecteur Webb, si ce n'est le lieu où il vit et qu'il est âgé d'environ cinquante ans. Il est  bougon et apostrophe souvent son équipier, ce qui ne ne rend guère sympathique. Il demeure froid et flou.
C'est dommage car l'ambiance victorienne est par contre assez travaillée.
Les personnages principaux sont ceux autour duquel l'intrigue se noue, à chaque fois le lecteur devient le témoin privilégié de la vie d'un groupe de personnes qui ont un rapport plus ou moins direct avec l'intrigue et le puzzle se met en place à la fin... mais ce fut à chaque fois une lecture agréable, sans plus.

Du même auteur j'ai encore dans ma bibliothèque Les secrets de Londres.

Je préfère la série victorienne Charlotte et Thomas Pitt d'Anne Perry, je trouve que les personnages y sont plus hauts en couleur, plus vifs, plus pétillants, le caractère de chaque personnage est plus développé.


Lu dans le cadre du challenge I love London chez Maggie et Titine et du Challenge Victorien chez Arieste, ainsi que du challenge British Mysteries chez Lou et Hilde
















La duchesse de Bloomsbury Street - Helene Hanff

La duchesse de Bloomsbury Street- Helene Hanff
Titre original : The duchess of Bloomsbury Street
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) préfacé et annoté par Jean-Noël Liaut
Editions Payot, 2002 pour la traduction française, 190 pages

Il s'agit  de la suite de 84, Charing Cross Road.
J'ai retrouvé avec plaisir Helene qui  vient enfin séjourner en Angleterre. C'est assez émouvant de la voir réaliser le rêve de sa vie, d'autant plus que ce sont aussi ses premières vacances.
Elle tenait tant à ce voyage que manifestement elle l'a entrepris bien qu'elle ait du subir une intervention chirurgicale juste avant.
Helene est toujours la même, franche, pleine d'humour, sans détour.
Le style de ce livre est toutefois différent du précédent : Helene tient le journal de son voyage alors que 84, Charing Cross Road est un roman épistolaire.
On y sent clairement, à son enthousiasme, son émotion pour visiter les hauts lieux où ont vécus ses auteurs préférés, son amour de la littérature.
Par contre, je ne connaissais pas la plupart des lieux en question (sauf de nom pour certains) et de ce fait j'ai ressenti par moments une certaine distance avec le récit.


Il s'agit de mon 1er article dans le cadre du challenge I Love London organisé par Titine et Maggie.


samedi 13 juillet 2013

Mois anglais - Le bilan



Pendant ce mois anglais, j'ai pris le temps de me faire plaisir avec des relectures... Ce fut l'occasion pour moi également de revivre un peu mon séjour en Angleterre l'été passé, en regardant à nouveaux mes photos, de repenser à des séries, des livres que j'avais aimés.

Pour faire preuve d'autocritique, si je ne regarde que mes billets de lecture, je trouve qu'il y a un peu trop d'Agatha Christie par rapport au reste... je regrette de ne pas m'être suffisamment organisée pour découvrir de nouveaux auteurs. J'essaierai de faire mieux l'année prochaine :-), peut-être pas en quantité mais en diversité.

Ce n'est pas bien grave cependant, j'aime beaucoup la littérature britannique, c'est une de mes préférées, je m'en sens proche et j'en lis tout au long de l'année.
D'ailleurs je poursuis l'aventure avec plein de challenges : I love London, le challenge British Mysteries, le challenge Victorien et le challenge des Sœurs Brontë (ainsi que le challenge Daphné du Maurier ici-même) : voilà déjà de quoi alimenter mon appétit de littérature britannique jusqu'en septembre 2014 (et même au delà car le challenge des Soeurs Brontë et le challenge Daphné du Maurier sont permanents).

Ma grande découverte (à venir) durant ce mois anglais fut la BD victorienne. J'ai noté d'autres titres de BD notamment Holmes de Cecil et Brunschwig.
J'ai vu également que certaines œuvres d'Agatha Christie ont été adaptées en BD, je ferais bien un essai par curiosité.
Je ne lis presque jamais de BD donc je suis assez contente à l'idée d'élargir un peu mon style de lectures.

J'ai enfin réussi, non sans mal,  à lire un livre en anglais The secret of Chimneys d'Agatha Christie, merci à Keisha qui a fait preuve d'une patience énorme. (Ce n'était pas tout à fait  ma 1ère lecture en anglais, j'avais déjà lu The very hungry caterpillar ;-)  mais il ne compte pas vraiment car il est plein de trous ;-) !
Plus sérieusement je compte persévérer avec quelques œuvres en édition bilingue dont The strange case of Dr Jekyll and Mr Hyde.

J'en ai profité également pour noter que je devrais enfin lire Virginia Woolf, ce qui ne saurait tarder puisque Mrs Dalloway est arrivée dans ma PAL. Et tant qu'à faire j'en profiterai pour découvrir Vita Sackville-West aussi : je suis assez tentée par Toute passion abolie et sa correspondance avec Virginia Woolf.

Lors d'un cours séjour à Lille en juin, je suis allée au Furet du Nord (la grande librairie de Lille). Je vais de temps en temps à Lille et je rêvais depuis des années d'entrer dans cette librairie, c'est enfin chose faite.
Il faut savoir se garder des petits rêves raisonnables :-)

J'en ai rapporté 84, Charing Cross Road d'Helen Hanff que j'ai chroniqué durant le mois anglais, Lady Susan de Jane Austen, Meurtres au manoir de Willa Marsh découvert en juin également, ainsi que La Dame du manoir de Wildfell Hall d'Anne Brontë.

En Angleterre tout est prétexte à déguster a nice cup of tea, mais pas seulement... Il était une série où chaque aventure finissait avec du champagne, alors portons un toast au mois anglais et see you next year !



dimanche 30 juin 2013

Ma lecture préférée mise en scène

Voici, mise en scène,  ma lecture préférée du mois anglais



Ami(e)s bloggueurs, chères organisatrices, merci pour cette organisation de titan, ces beaux échanges et ces belles découvertes.
Et à très vite pour de nouvelles aventures livresques.
Je ferai mon bilan dans la semaine



Le mois anglais, chez Lou et Titine.


84, Charing Cross Road - Helene Hanff

84, Charing Cross Road - Helene Hanff
Titre original : 84, Charing Cross Road
Traduit de l'anglais par Marie-Anne de Kish
Editions Autrement, 2001 pour la traduction française, 1970 pour l'édition originale

Quatrième de couverture :
Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84 Charing Cross Road à Londres.
Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Mis Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes.
Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour.

Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les libairies.

Texte inattendu, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.


Je me suis instantanément prise d'affection pour l'extravagante Helene Hanff (ainsi que pour le personnel de la librairie londonienne.)

Je suis à peu près aussi élégante qu'une mendiante sur Broadway. Je suis toujours vêtue de pulls mités et de pantalons de laine parce qu'on n'a pas de chauffage ici pendant la journée.  

Helene Hanff est vêtue comme une mendiante (et je pense qu'elle s'en fiche un peu), ses étagères sont bricolées avec des caisses à oranges mais chez elle les livres sont rois. Ils sont probablement le seul luxe qu'elle s'accorde.

Messieurs :

Les livres me sont bien parvenus, le Stevenson est tellement beau qu'il fait honte à mes étagères bricolées avec des caisses à oranges, j'ai presque peur de manipuler ces pages en vélin crème, lisse et épais. Moi qui ai toujours eu l'habitude du papier trop blanc et des couvertures raides et cartonnées des livres américains, je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner tant de joie.

J'ai aimé le caractère déterminé de cette femme passionné de lecture qui sait si bien ce qu'elle veut.
Avec le printemps qui arrive, j'exige un livre de poèmes d'amour. Pas Keats ou Shelley, envoyez moi des poètes qui peuvent parler d'amour sans pleurnicher.
Je l'ai trouvée touchante - Je suis si peu intellectuelle que je ne suis même pas allée à l'université - pourtant elle sait parfaitement quels livres choisir et quelle édition a plus de valeur littéraire qu'une autre.
J'ai aimé son humour, sa générosité. Entre elle et le personnel de la librairie londonienne, alors que l'Angleterre est encore frappée par la rationnement alimentaire, c'est plus que de simples échanges un libraire et sa cliente qui s'engage.

Il y a une certaine ironie, qu'Helene Hanff a elle-même relevé, dans le fait qu'elle ait passé sa vie à écrire des pièces de théâtre qu'elle ne réussissait pas à vendre, survivant en écrivant des scripts pour la télé, et qu'une correspondance privée lui apporte finalement succès et notoriété.

J'ai souri en voyant les "correspondances clandestines" s'établir avec les autres membres de la librairie qui craignaient  de froisser Frank Denoel, parce qu'l considérait Helene comme SA correspondante.

Un régal !

Je vais ajouter les liens vers les autres blogs qui parlent de ce livre, mais il faut que je les retrouve.

Les avis de : Mrs Figg Somaja Romanza ,

Lu dans le cadre du Mois Anglais chez Titine et Lou.


English landscapes IV - La Cornouailles (2) et ses jardins.

En continuant notre route, nous sommes arrivés sur Penzance, où nous avons découvert l’existence d'un deuxième Mont Saint Michel :-), appelé là-bas Saint Michael Mount.






L'Angleterre s’enorgueillit, à juste titre, de ses jardins et le visiteur n'a que l'embarras du choix.
Il y en a de tous les styles, de toutes les superficies, depuis le parc à la Manderley jusqu'au jardin japonais.

Nous en avons visité trois et le choix a été très cruel à faire :-).

Minack Theatre, créé par Rowanda Cade (photo ci-contre), est l'oeuvre d'une passionnée de théâtre. Une troupe cherchait alors un endroit pour jouer La Tempête de Shakespeare et  Rowenda Cade, aménagea sommairement un théâtre dans son jardin surplombant la mer.

La première représentation, en 1932, fut un succès. Dès lors, Rowenda Cade travailla, année après année, au développement et à l'entretien de cet amphithéâtre en pein air. Elle y consacra toute sa vie. Décédée en 1983, elle donna dès 1976 le Minack Theatre à une oeuvre de bienfaisance qui a été créée pour l'occasion.

Pour les 75 ans du site, en 2007, une nouvelle représentation La Tempête fût donnée. Rowenda Cade était une fervente admiratrice de Shakespeare et une de ses pièces est jouée chaque année au Minack Theatre, qui accueille plus de 18 représentations de mai à septembre.

Minack, en cornique, signifie, "rocailleux" ou "rocheux" (rocky place).
Suspendu au dessus de la mer, avec ses loges en pierre, le lieu est spectaculaire. La variété des plantes qu'on y trouve (beaucoup de plantes de rocaille) n'était pas de celles que je m'attendais à trouver en Angleterre.













Trewidden Garden est d'un esprit totalement différent.
Trewidden Garden est un parc qui date du XIXème siècle et s'étend sur 15 acres. Il comprend  une magnifique collection de plus de trois cents camélias et de magnolias, donc je pense qu'il est au maximum de sa splendeur à la période de floraison de ces derniers (jusqu'en avril/mai) et pas en été, quand nous l'avons visité.

Il n'en reste pas moins que c'est une promenade très agréable, mais c'est très "vert", comme une balade en forêt agrémentée de quelques fleurs et arbres en fleurs malgré tout (mais peut être pas ce que vous chercherez en visitant un "jardin"). Trewidden Garden est ce que j'appelle un parc à la Manderley :-)

Voici l'îlot japonais et sa lanterne de pierre :





Un arbre vénérable (il me fait penser au saule cogneur d'Harry Potter, même si ce n'est pas un saule)




Des anémones






Une des stars des jardins anglais : l'agapanthe




En rentrant de Trewidden, nous sommes passés par un petit village qui s'appelle Mousehole (Trou de souris), ça ne s'invente pas ! :-)




Et pour finir quelques photos prises près de Plymouth








Publié dans le cadre du Mois Anglais chez Titine et Lou


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